Présentation de la chaux hydraulique naturelle

unilit_logo

Auparavant, le choix des matériaux de construction était déterminé, outre par des considérations économiques et fonctionnelles, par la capacité et l’expérience des constructeurs qui connaissaient les qualités spécifiques et destinaient donc les divers matériaux aux diverses situations.

Les éléments fondamentaux pour chaque ouvrage architectural ont été le bois, la pierre et la terre. L’homme s’est tourné vers ces matériaux pour construire son habitation. L’utilisation du mortier et de l’enduit, née avec la découverte de la maçonnerie, a évolué parallèlement à la connaissance des matériaux et des techniques de construction.

Jusqu’à la découverte et à la diffusion du ciment, la chaux a constitué, dans ses différentes formes et applications, l’élément de base pour la composition des conglomérats destinés à la construction.

Après environ un siècle d’oubli, on revient maintenant à l’utilisation de ce liant dont les qualités naturelles s’avèrent être les plus adaptées à la qualité de la vie dans les bâtiments.

Comme par le passé, il est aujourd’hui encore nécessaire de distinguer les bonnes chaux des moins bonnes et la chaux naturelle des mélanges artificiels.

Cette première distinction faite, on doit se pencher attentivement sur la méthode et sur la technique de préparation des liants et de produits qui en sont dérivés car cette dernière en conditionne souvent la fonctionnalité.

Les proportions des composants du mélange doivent être considérées selon les qualités qu’on souhaite en obtenir, en le modifiant si nécessaire. Les éléments de base du mélange sont l’eau, le liant et le produit inerte.

 

COLORIS ET ASPECT

GRAPHIQUES

 

EAU

L’eau, de même que le liant et le produit inerte, joue un rôle propre et assume une fonction vitale dans la détermination qualitative du mélange. Comme le liant et le produit inerte, l’eau doit répondre à des critères de qualité et de quantité bien précis dont l’absence peut nuire au résultat.

LIANT

Un liant (ou agglomérant) est une substance qui, mélangée avec de l’eau, forme une pâte qui durcit avec le temps en adhérant aux matériaux avec lesquels elle est en contact. La fonctionnalité spécifique est liée à un rapport correct avec les autres éléments qui composent le mélange.

PRODUIT INERTE

 

Le produit inerte est la partie non réactive du mélange qui, ajoutée au liant, en devient partie collaborante pour la caractérisation physique. Il définit en effet les qualités mécaniques du mélange, détermine la stabilité dimensionnelle et conditionne la durabilité de l’ouvrage.
Plus grande sera la dimension maximale d’un produit inerte (qui respecte toutefois une distribution granulométrique correcte), plus petite sera la surface de contact spécifique entre le liant et/ou l’eau et le produit inerte lui-même. La quantité d’eau nécessaire pour obtenir un mélange présentant des qualités d’utilisation égales diminue donc proportionnellement à la hausse de la dimension maximale du produit inerte, avec des retombées positives en termes de résistance mécanique. Le mortier durci étant un matériau composite, ses propriétés mécaniques dépendent tant du liant (matrice) que du produit inerte (charge). Il est donc inévitable qu’une constitution minéralogique et une nature cristalline différentes de ce dernier influent sur la résistance mécanique du mélange sec. Á cet égard, c’est le produit inerte siliceux qui garantit les meilleures prestations mécaniques.

DÉSHUMIDIFICATION

 

Déshumidifier une structure murale signifie éliminer par évaporation l’eau excédentaire en rétablissant l’équilibre hygrométrique. On obtient le meilleur résultat au moyen de systèmes ouverts offrant la plus petite résistance possible au passage de la vapeur, appliqués directement sur la construction en évitant toute stratification qui pourrait en diminuer l’efficacité.

Nos produits ne nécessitent pas de traitement préliminaire, ils s’appliquent directement sur l’ouvrage préalablement amendé vu que le liant de chaux hydraulique naturelle possède les caractéristiques chimiques et physiques qui garantissent un résultat optimal. Nous recommandons la visite d’un de nos collaborateurs avant l’intervention et, dans les cas complexes, d’un de nos techniciens.

CONSOLIDATION

 

Le principe d’évaluation des opérations de consolidation se base sur le critère du « renforcement » compatible en tant qu’opération visant à l’homogénéisation des masses à consolider. Le remplissage des cavités avec un matériau compatible aux qualités mécaniques cohérentes par rapport à la structure existante améliore la répartition des charges en augmentant la résistance mécanique de la maçonnerie.

Ce faisant, on évite la création de noyaux de tension dus à la présence de masses hétérogènes pouvant provoquer des phénomènes d’altération tels que fissures, condensation, alourdissement de la structure, ce qui accélère la dégradation.

RÉCUPÉRATION ET CONSERVATION

 

L’approche du thème complexe de la récupération et de la conservation part de l’évaluation culturelle du problème vue comme la connaissance de la composition matérielle de l’édifice. Sur la base de cette évaluation, on élabore des solutions personnalisées tenant compte de la spécificité et de l’originalité de chaque édifice en vue de l’intervention.

En d’autres termes, nous pouvons apporter pour chaque opération des réponses ponctuelles sur le produit présentant les caractéristiques physico-chimiques, mécaniques et chromatiques les plus adaptées.

ASSAINISSEMENT THERMIQUE

 

L’économie et la qualité de la vie constituent les éléments fondamentaux du
calorifugeage d’un édifice. L’économie découle du rapport coût-bénéfice lié à une moindre consommation énergétique pour la gestion du système de chauffage ou de réfrigération; la qualité de la vie est quant à elle déterminée par les conditions environnementales induites par le système de protection installé.

Le rôle de l’humidité est essentiel dans les deux cas. C’est de cette considération que naît l’idée « VOLCALITE », un enduit d’isolation minéral à base de chaux hydraulique naturelle.

ARCHITECTURE BIOLOGIQUE

 

Construire en harmonie avec la nature représente une obligation morale que doit faire sienne tout entrepreneur responsable afin de protéger l’environnement qui devra être légué aux générations à venir. Le principe de l’architecture biologique doit respecter tant les meilleures conditions de compatibilité des matériaux avec l’édifice que la plus faible ingérence des systèmes de production vis-à-vis de la qualité de vie de l’homme et de la nature.

Nous menons des recherches afin d’obtenir, par des méthodes traditionnelles et grâce à une expérience presque séculaire, de meilleurs résultats dans le sens d’un système propre destiné aux futurs utilisateurs du patrimoine architectural.

FINITION COLORÉE

 

L’aspect esthétique des constructions, tant neuves qu’historiques, est lié à la qualité de la finition, comprise dans le sens de l’équilibre chromatique et de la fonctionnalité de la peau de l’édifice. L’utilisation d’enduits minéraux dans la masse propose une finition protectrice et transpirante qui affiche au fil du temps des dégradés et des profondeurs chromatiques inconnues des systèmes de décoration synthétiques.

CARBONATATION

 

C’est un phénomène de formation de cristaux blancs de carbonate de calcium dus à la réaction qui se produit au cours de la maturation des liants hydrauliques entre l’hydroxyde de carbone et l’anhydride carbonique.

Visuellement, ce phénomène se manifeste par l’apparition en surface de plaques blanches. L’intensité de ce phénomène est liée au temps de maturation du produit appliqué et à l’humidité relative de celui-ci au cours de cette période. En observant la courbe de carbonatation, on remarque que plus long est le temps de permanence du mortier à une humidité relative entre 30% et 90%, plus grand est le risque de formation des cristaux parce que cet intervalle correspond à une vitesse de carbonatation élevée.

Pour des valeurs d’humidité relative proches de 0% et de 100%, la vitesse de carbonatation semble être sans importance en raison, respectivement, du manque d’eau et de la difficulté que rencontre l’anhydride carbonique à traverser les pores saturés en eau du matériau appliqué. Une attention particulière doit être attachée aux cas qui peuvent connaître le phénomène, comme l’application d’épaisseurs variables et l’application de matériaux sur des supports pas encore mûrs